À son retour du Kenya en 1931 après la vente de sa ferme Mbogani, Karen Blixen, née Dinesen, revient vivre dans la maison de son enfance, au bord du petit port de Rungsted, sur la mer Baltique.
La ravissante maison, entourée d'un parc, est encore entièrement meublée. Le visiteur découvre dans chaque pièce à la fois les détails d'une époque, et les objets ayant appartenu à l'écrivaine, née en 1885 et décédée en 1962. De nombreux portraits émaillent cette visite (l'occasion de réaliser que Karen Blixen n'est pas Meryl Streep !), ainsi que des vêtements et accessoires, des livres, des citations, tout un univers dans lequel Karen Blixen semble sur le point d'apparaitre.
Dans son bureau, les souvenirs d'Afrique, au dos de la petite table de travail pourvue de sa machine à écrire, rappellent qu'ici ont été tapés les inoubliables premiers premiers mots "J'avais une ferme en Afrique", l'ensemble du roman autobiographique publié en 1937 (sous pseudonyme masculin) et plusieurs autres ouvrages. L'écriture lui a ainsi permis de reprendre espoir après les deux terribles épreuves de sa vie : l'échec de son exploitation africaine et la mort accidentelle de l'homme qu'elle aime, Denys Finch Hatton.
Le jardin se déploie au dos de la maison, avec son adorable lac traversé d'un petit pont blanc. Suivez à pied le chemin qui remonte vers la gare, vous découvrirez au pied d'un grand hêtre, la dernière demeure de Karen Blixen, parsemée de petites fleurs.